L'Enfant inouï

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TM+
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Durée totale
00:00

Opéra jeune public dès 8 ans
Pour une soprano et 3 musiciens
Avec dispositif son et vidéo

Musique de Laurent Cuniot
Mise en scène et livret de Sylvain Maurice
Librement inspiré de L'extraordinaire garçon qui dévorait les livres d'Oliver Jeffers

Par Sylvain Maurice
Nous proposons avec Laurent Cuniot un projet de théâtre musical pour les enfants à partir de 8 ans, librement inspiré de L'extraordinaire garçon qui dévorait les livres d'Oliver Jeffers.
L’argument est simple et ludique : Un petit garçon dévore les livres - il les mange littéralement, et des livres de toutes sortes : romans, dictionnaires, histoires comiques ou tragiques, méthodes scientifiques, etc. Et bien évidemment il devient très savant, et semble s’épanouir. Au bout d’un moment - mais on pouvait s’en douter ! - l’appétit livresque devient boulimie et déclenche toute une série de désagréments.
On devine que le « super pouvoir » de notre petit garçon raconte sa solitude, notamment avec les autres enfants. Il raconte surtout l’étrangeté de ses relations avec les adultes. Quelle exigence le pousse à se comporter en enfant génial ? Quelles nécessités le poussent à devancer les supposées demandes de son instituteur ou de ses parents ? L’argument naïf révèle une complexité presque « Borgesienne » : le petit garçon se trouve porteur d’un savoir encyclopédique et supporte une bibliothèque démesurée dans un corps minuscule.
Au plateau, une chanteuse incarne et chante le petit garçon. Tantôt elle soliloque, tantôt elle est confrontée aux adultes, selon des procédés de juxtaposition de sa propre voix. L’interprète joue ainsi tous les personnages dans un dispositif vidéo qui permet des jeux d’échelles : les jambes démesurées du père, les yeux sévères de l’instituteur, les cheveux de la mère... Surtout, ce dispositif vidéo est comme une bibliothèque virtuelle, une tour de Babel où le babil qui s’empare de notre personnage trouve des prolongements visuels étranges et fantastiques.
Nous sommes ainsi plongés à l’intérieur de la subjectivité d’un enfant et aux pouvoirs démesurés de l’imaginaire. Heureusement, au fur et à mesure de la fable, l'apprentissage devient apaisé, les repères se construisent et apaisent l’étrange fringale de notre petit homme. Il se prend ainsi de passion… pour la salade !

Par Laurent Cuniot

Le rôle de la musique est de révéler, de rendre sensible par-delà les mots, les dimensions poétiques, ludiques, burlesques de cette symbolique histoire du garçon qui dévorait les livres.
Le babil qui s’empare du personnage trouve des prolongements étranges et fantastiques dans les effets visuels comme dans le traitement électronique de la voix chantée ou parlée qui est démultipliée, transformée, éclatée, transposée, renversée, à l’image de sa boulimie de mots.
Grâce à cet artifice, la voix du garçon devient aussi la voix du père, de la mère dans un changement d’échelle qui sème le trouble et brouille les identités, la frontière entre le réel et l’imaginaire.
La juvénilité du garçon est incarnée par la très rare voix de soprano colorature de Raphaële Kennedy, aussi pure que virtuose, à la fois légère et saisissante.
Sa ductilité dialoguera avec les trois musiciens pour exprimer toutes les dimensions du récit. Le choix des trois instrumentistes alliés à l’électronique - une flûtiste qui joue toutes les flûtes, un clarinettiste qui prend aussi la clarinette basse, un percussionniste qui passe du vibraphone à une myriade de petits instruments - reflète mon désir de créer un univers musical coloré, contrasté, onirique qui ouvre l’imaginaire, emmène dans une rêverie éveillée, active, dans laquelle le sens et le son ne font plus qu’un.
La dramaturgie sera portée autant par les mots que par la musique, pensée comme un opéra à une voix, qui ouvre aux enfants la porte de l’inouï.

 

Opéra jeune public dès 8 ans
Pour une soprano et 3 musiciens
Avec dispositif son et vidéo

Musique de Laurent Cuniot
Mise en scène et livret de Sylvain Maurice
Librement inspiré de L'extraordinaire garçon qui dévorait les livres d'Oliver Jeffers

Une fable fantastique sur les pouvoirs de l’imaginaire, à dévorer des yeux et des oreilles.

Seul à la maison pendant que ses parents travaillent, Henri s’adonne à son loisir favori : les livres. Sauf qu’il ne les lit pas, mais les mange. Doté d’un appétit insatiable, le garçon dévore bientôt des bibliothèques, développe un pouvoir inouï… et tombe malade. Sylvain Maurice s’associe au compositeur Laurent Cuniot pour emmener les enfants vers le plaisir de l’opéra. Henri et les adultes qui l’entourent prennent corps dans le timbre léger et saisissant de la chanteuse lyrique Raphaële Kennedy. La flûte, la clarinette et les percussions rythment les péripéties et restituent, au-delà des mots, les dimensions poétiques et ludiques du récit. La vidéo offre quant à elle des prolongements visuels étranges et fantastiques à cette fable où l’arbre succulent des livres nous dévoile la forêt nourrissante de la connaissance.