Chants d’exils au Moyen Age

Ensemble Obsidienne Photo Hervé Letourneur
Contributeur artistique
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Durée totale
1:10:00

Chants d’exils au Moyen Age

Obsidienne, ensemble vocal et instrumental
Direction Emmanuel Bonnardot

Florence Jacquemart chant, flûtes, cornemuses
Hélène Moreau chant, psaltérion, percussions
Emmanuel Bonnardot chant, vièle, rebec, citole, crwth
Pierre Bourhis, chant,
Ludovic Montet chant, tympanon, percussions

Ce programme a été créé en février 2018 à La Folle Journée de Nantes et sera repris à La Folle Journée de Tokyo en mai 2018.

Certaines traditions conservent langue et musique de leur départ depuis des siècles, comme les chansons séfarades ! Exil volontaire, forcé ou involontaire, se traduit au Moyen Age en chansons de croisade (Thibaut de Navarre), d’emprisonnement (Richard cœur de Lion, Charles d’Orléans), de couvent (la chanson de toile, Belle Doette), de pèlerinage (llivre vermell de Montserrat), de mort (mort j’appelle de ta rigueur, François Villon) ou de résurrection (miracles de Gautier de Coinci et d’Alfonso el Sabio) ou enfin d’amour (Tristan et Iseut) ... Dans sa chanson « les oisillons de mon pays » le trouvère champenois Gace Brulé se plaint de son exil en Bretagne : « Je ne hais rien tant que le jour, ami, qui de vous me sépare » ... Les errances de Tristan et Iseut ne sont pas loin. Entre répertoire médiéval et traditionnel Obsidienne explore, à travers le répertoire européen, ces routes, ces iles, ces exils qui engendrent parfois la mélancolie mais sont aussi l’espoir d’un monde nouveau (Don Quichotte n’a-t-il pas promis à Sancho Pansa une ile de rêve !), d’une métamorphose ou d’un retour joyeux et attendu, « Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage (Du Bellay) ... ».

Entre répertoire médiéval et traditionnel Obsidienne explore, à travers le répertoire européen, ces routes, ces îles, ces exils qui engendrent parfois la mélancolie mais sont aussi l’espoir d’un monde nouveau