Chimène ou le Cid, tragédie lyrique d'Antonio Sacchini (1783) - NEWDEAL2018

Agnieszka Slawinska (Chimène)
Tragédie lyrique d’Antonio Sacchini (Fontainebleau, 1783) sur un livret de Guillard d’après Corneille Une création de l’Arcal, compagnie nationale de théâtre lyrique et musical en collaboration avec le Centre de Musique baroque de Versailles (CMBV) Direction artistique : Arcal - Catherine Kollen Mise en scène : Sandrine Anglade Direction musicale : Julien Chauvin Orchestre : Le Concert de la Loge Partition : Centre de Musique baroque de Versailles (CMBV) Direction artistique CMBV : Benoît Dratwicki Collaboration dramaturgique : Claude Chestier Scénographie : Mathias Baudry Lumière : Caty Olive Costumes : Cindy Lombardi Collaboration artistique et mouvements : Pascaline Verrier Assistante à la mise en scène : Marine Bellier-Dézert Chef de chant : Frédéric Rivoal Chef de chœur : Olivier Schneebeli Durée estimée ± 1h40 sans entracte Agnieszka Sławińska, soprano : Chimène, amoureuse de Rodrigue Artavazd Sargsyan, ténor : Rodrigue, Le Cid, guerrier castillan Enrique Sánchez-Ramos, baryton : Le Roi de Castille Matthieu Lécroart, baryton : Don Diègue, père de Rodrigue Jérôme Boutillier, baryton : un héraut d’armes François Joron, taille/ténor : Don Sanche Eugénie Lefebvre, soprano : une coryphée Concert de la Loge – direction Julien Chauvin 23 musiciens - 1 1er violon, 6 violons 1, 5 violons 2, 2 alti, 3 violoncelles, 1 contrebasse, 2 hautbois, 1 basson, 2 cors 1er violon : Sabine Stoffer Violons 1 : Raphaël Aubry, Marieke Bouche, Saori Furukawa, Solenne Guilbert, Lucien Pagnon, Anaïs Perrin Violons 2 : Blandine Chemin, Pauline Fritsch, Laurence Martinaud, Pierre-Eric Nimylowycz, Sayaka Ohira Alti : Marie Legendre, Cécile Brossard Violoncelles : Julien Barre, Pierre-Augustin Lay, Emily Robinson Contrebasse : Christian Staude Hautbois : Laura Duthuillé, Xavier Miquel Basson : Josep Casadellà i Cunillera Cors : Nicolas Chedmail, Christoph Thelen Chœur : Les Chantres du CMBV – direction Olivier Schneebeli (12 choristes) soprano : Eugénie Lefebvre, Marie Favier, Anne-Marie Beaudette baryton : Lucas Bacro, David Witzack, Vlad Crosman taille (ténor) : François Joron, Edouard Hazebrouck, Benjamin Cohen haute-contre : Paul-Antoine Bénos, Jean-Sébastien Beauvais, Florian Ranc Equipe technique Arcal Alain Deroo (régie générale), Ugo Coppin (régie lumière), Rémi Remongin (régie plateau), Elisa Provin (habillage) Production Arcal, compagnie nationale de théâtre lyrique et musical Coproduction Centre de Musique Baroque de Versailles Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines Scène nationale Soutien Arcadi Île-de-France Aide Spedidam « LA SPEDIDAM est une société de perception et de distribution qui gère les droits des artistes interprètes en matière d’enregistrement, de diffusion et de réutilisation des prestations enregistrées » L’Arcal est soutenu par le Ministère de la Culture et de la Communication (Direction régionale des affaires culturelles d’Île-de-France), le Conseil régional d’Île-de-France, la Ville de Paris, le Conseil départemental de l’Essonne, le Conseil départemental des Yvelines. L’Arcal est artiste associé au Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines Scène nationale. L’Arcal est en résidence dans l’Etampois Sud Essonne avec la Communauté d’Agglomération de l’Etampois Sud Essonne. L’Arcal est membre du collectif «Futurs composés», du syndicat Profedim et membre associé de la ROF (Réunion des Opéras de France).
d'Antonio Sacchini | Arcal | sc. Sandrine Anglade | dir. Julien Chauvin & Le Concert de la Loge | L’Arcal poursuit sa recherche sur les œuvres lyriques de la fin du XVIIIe siècle, dont on ne connaît qu’une infime partie. Cette période-charnière est particulièrement intéressante car c’est un moment où un esprit nouveau souffle, expérimentant de nouvelles formes, tant au plan politique qu’artistique. Un des endroits particulièrement féconds est Paris, où, devenue reine en 1774, la jeune autrichienne Marie-Antoinette, peu habituée au style lyrique français, invite des compositeurs étrangers (autrichiens avec Gluck ou italiens avec Piccini et Sacchini – Napoléon prenant la suite en nommant Cherubini directeur du Conservatoire). Ce sont eux qui vont revivifier la tragédie lyrique française baroque en y apportant des éléments de leur grammaire et en préfigurant la période romantique, faisant de Paris un des plus grands centres musicaux d’Europe à cette époque. Avec ses partenaires musicologues et musiciens (Le Centre de Musique Baroque de Versailles et le Concert de la Loge Olympique), l’Arcal a passé de nombreuses partitions au crible. Dramatiquement et musicalement jugée la plus intéressante, la partition de Chimène ou Le Cid de Sacchini, qui sera une redécouverte car elle n’est ni éditée ni enregistrée, a été choisie. Avec Chimène ou le Cid, l’Arcal se penche sur la tragédie lyrique, genre spécifiquement français, inventée par un Italien au 17e siècle (Giovanni Battista Lulli devenu Monsieur de Lully) en parallèle à la tragédie classique de Racine et Corneille : au contraire de l’opéra italien mettent en valeur le chant virtuose, elle vise à mêler tous les arts : musique, chœurs, théâtre, danse, décors, costumes, machinerie, lumières… Un siècle et demi après la tragédie classique déclamée Le Cid de Corneille (1637) et un siècle après la première tragédie lyrique – ou « tragédie mise en musique » (en 1673 avec Cadmus et Hermione de Lully sur un texte de Quinault) toutes deux nées sous Louis XIV, on a changé de roi et d’époque : en 1783, c’est un autre italien, Antonio Sacchini, appelé à Paris par Marie-Antoinette, qui met en musique Chimène ou Le Cid, mêlant les éléments de la tragédie lyrique française à la vivacité italienne. Sandrine Anglade à la mise en scène, riche de son travail récent sur la pièce de Corneille, s’attellera à la perspective propre à cette version opératique, innervée par la direction musicale de Julien Chauvin, à la tête de l’orchestre Le Concert de la Loge Olympique, très remarqué pour sa vivacité du travail musical sur Armida de Haydn avec l’Arcal.