Noémi Boutin - We Have to Talk / NEWDEAL2019

Interprète principal
Noémi BOUTIN
Durée totale
0:01:00

Joute musicale sur fond de Brexit

CREATION OCTOBRE 2019

Noémi Boutin & Matthew Sharp, violoncelles

Musiques : Laura Bowler (Manchester - UK), Frédéric Pattar (Paris - FR)

Deux violoncellistes, deux compositeurs : quatre personnes pour deux nations, d’un côté la France, de l’autre le Royaume-Uni. Sans pour autant réduire l’identité de chacun-e celle d’une appartenance territoriale, « We have to talk » est un concert qui utilise ces deux instrumentistes comme deux entités qui cherchent à aller l’une vers l’autre. Les deux violoncellistes se confrontent, se défient, s’unissent, cherchent leurs mots à travers les deux langues en présence sur le plateau à travers une forme de joute ou de duel musical imaginaire, à la fois poétique et théâtral. Mur d’Hadrien, fantasmes sur les « Barbares » qui peut-être peuplent les contrées inconnues, mythes d’Achille et d’Ajax jouant aux dés, liens entre Blake et Rimbaud : autant de symboles historiques et culturels que les archets et les voix de Noémi et de Matthew révèleront ou combattront.

[UK] "We have to talk" is a French-English cooperation musical project that brings together two festivals, two composers and two cellists from both sides of the Channel. Through the pieces written specifically for this project, the two cellists confront and challenge each other, question and unite them, search for words and images in a musical, theatrical and poetic duel.

LES INTENTIONS DE FRÉDÉRIC PATTAR, COMPOSITEUR

Pièce pour deux violoncellistes et un violoncelle de compromis

D’une durée d’environ vingt minutes, cette oeuvre se présente sous la forme de cinq mouvements distincts, qui déclinent à chaque fois la « bataille » sous un jour particulier. Cela débute par un face à face purement instrumental exprimant un sentiment de défi entre les deux protagonistes, à l’instar de l’Agôn de la tragédie Grecque.
Puis les deux musiciens se font à la fois vocalistes et violoncellistes, pour interpréter une sorte de chanson dont les paroles sont simultanément chantées en français et en anglais. Dans le mouvement suivant, le jeu instrumental est sans archet, donc plus percussif. Comme pour y faire écho, la voix est parlée, scandée, les textes glissent vers des formes plus archaïques du français et de l’anglais, jusqu’au barbarisme.
Ensuite, le jeu est à quatre archets, un dans chacune des mains, tout d'abord sur les violoncelles, puis sans instruments - les archets fouettant l’air comme des armes d’escrime- en s’entremêlant avec des sons d’interjections uniquement sur le souffle.
Dans le mouvement final, les deux violoncellistes jouent en même temps sur un seul violoncelle.
Les textes de ces cinq mouvements, proviennent de courts fragments de divers auteurs, tels que Gertrud Stein, Louise Labé, Shakespeare, Rimbaud, William Blake et bien d’autres. Il s’agit à chaque fois, de tisser des liens entre des matériaux d’origines disparates, tant au niveau du style, de l’époque et des lieux, comme pour une joute oratoire entre fantômes.

LES INTENTIONS DE LAURA BOWLER, COMPOSITRICE

Two Cellos

Two Cellos prend sa source de la matière apportée par les deux violoncellistes, Matthew Sharp et Noémi Boutin. L’oeuvre est une rencontre entre ces deux individus et leurs instruments, le langage qu’ils partagent et les langue qui les séparent. Par l’introduction de dialogues verbatim tirés d’interviews menées avec les deux musiciens ; ainsi que de gestes physiques et musicaux liés directement à leurs parcours et au lien qu’ils entretiennent avec leur instrument, la pièce fait tomber le masque de l’interprète classique pour entrevoir ce qui est en chacun plus cru, vulnérable, viscéral. Elle souligne la subtilité des gestes et aide le public à déceler la minutie de leurs interprétations respectives. D’une durée de vingt minutes, Two Cellos, entend faire sentir aux spectateurs qu’ils sont les témoins d’un moment d’intimité et de vulnérabilité, malgré la formalité que revêt le contexte de concert classique. La pièce jouera avec un vaste langage musical qui intègrera des citations du répertoire historique du violoncelle, une amplification de micro-gestes de percussions sur l’instrument ainsi que le matériau puisé en chacun des musiciens.

CALENDRIER

  • 15 novembre 2018 : première rencontre à Paris
  • 19-21 février 2019 : Résidence à Rugby, Angleterre, Royaume-Uni
  • Septembre 2019 : Résidence à Grenoble, France
  • 22-24 octobre 2019 : Résidence à Aberdeen, Ecosse, Royaume-Uni
  • 25 octobre 2019 : Création au SoundFestival, Ecosse, Royaume-Uni
  • Avril 2020 : Festival Les Détours de Babel, Grenoble, France
  • Novembre 2020 : Tournée française

PRODUCTION

  • Production déléguée : Cie Frotter | Frapper
  • Coproduction : SoundFestival (UK) ; CIMN - Détours de Babel (FR) ; Recherches en cours
  • Avec le soutien de la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes et de l’Institut Français dans le cadre de sa convention de partenariat avec la Ville de Lyon

Joute musicale sur fond de Brexit

CREATION OCTOBRE 2019

Noémi Boutin & Matthew Sharp, violoncelles / cellos

Musiques : Laura Bowler (Manchester - UK), Frédéric Pattar (Paris - FR)

[FR] Deux violoncellistes, deux compositeurs : quatre personnes pour deux nations, d’un côté la France, de l’autre le Royaume-Uni. Sans pour autant réduire l’identité de chacun-e celle d’une appartenance territoriale, « We have to talk » est un concert qui utilise ces deux instrumentistes comme deux entités qui cherchent à aller l’une vers l’autre. Les deux violoncellistes se confrontent, se défient, s’unissent, cherchent leurs mots à travers les deux langues en présence sur le plateau à travers une forme de joute ou de duel musical imaginaire, à la fois poétique et théâtral. Mur d’Hadrien, fantasmes sur les « Barbares » qui peut-être peuplent les contrées inconnues, mythes d’Achille et d’Ajax jouant aux dés, liens entre Blake et Rimbaud : autant de symboles historiques et culturels que les archets et les voix de Noémi et de Matthew révèleront ou combattront.

[UK] Two cellists and two composers: four people from two countries, France and the United Kingdom. "We have to talk" is a concert that uses these two players as two entities that seek to go to one another. The two cellists confront each other, challenge each other, unite, search their words through the two languages on the set through a form of an imaginary musical duel, both poetic and theatrical. Hadrian's wall, fantasies about the "barbarians" who may be populating unknown countries, myths of Achilles and Ajax playing dice, links between Blake and Rimbaud: as many historical and cultural symbols as bows and voices Noemi and Matthew will reveal or fight.